comprendre le déficit de financement des PME pour stimuler leur croissance

Les entreprises notamment les PME ont des difficultés d’accès au financement, ce qui ralentit leur accélération. Par ailleurs, si le financement des entreprises est un problème crucial, il n’est pas fondamental selon Moise Kérékou, ancien ambassadeur du Bénin près

de la Turquie.

Pour Romaric Mouftaou, l’un des freins majeurs à l’accélération des entreprises est l’état d’esprit des entrepreneurs. En Afrique, dans le système francophone notamment, ce qui pose problème c’est la formation des citoyens à l’esprit entrepreneurial, la peur d’ouvrir les capitaux de son entreprise aux financements externes.

Allant dans le même sens, Daniel Nansi de Eldan Consulting a mis l’accent sur la nécessité de former les ressources humaines c’est-à-dire les chefs d’entreprises et les salariés. Avec une formation adéquate, les entrepreneurs pourront entreprendre avec plus d’assurance, acquérir la technicité nécessaire pour mettre en place leurs entreprises et stimuler leur croissance. Le Cabinet Eldan Consulting s’inscrit dans ce registre en proposant des services sur mesure aux entreprises afin de les accompagner dans la formation professionnelle et technique de leurs ressources humaines.

Lucien KAKANOU a quant à lui démontré à travers le jeu de trombone, la mobilisation sur place des capitaux grâce au capital sympathie de personnes qui croient en un projet d’entreprise. Il est revenu sur l’importance d’inculquer aux entrepreneurs, l’esprit d’entreprise, le sens du partage.

Aujourd’hui, pour les jeunes entrepreneurs, un des défis majeurs reste celui de l’indépendance.

A la question de savoir de quelle forme de financement les PME ont besoin aujourd’hui ? Moise Kérékou a énuméré le financement classique mise en place par les pouvoirs publics à travers l’épargne publique.

Il a également évoqué la coopération internationale par le biais des institutions et représentations internationales telles que la GTZ, les ambassades de Turquie, de la Chine qui disposent des financements qu’elles mettent au service des entreprises  des territoires sur lesquels ils sont présents. Ceci étant, ce type de financement n’est pas seulement destiné aux états mais aussi aux entreprises privées. Les PME peuvent aller directement solliciter des fonds auprès de ces institutions.

Les jeunes entrepreneurs sont vivement encouragés à se rapprocher de ces représentations et institutions afin de prendre connaissance de ces mécanismes de financement et les conditions à remplir pour accéder au financement. Car le modèle de l’administration publique, moteur de développement est dépassé. Aujourd’hui, c’est le secteur privé qui porte l’économie, la croissance et crée la richesse, les emplois.

Les financements alternatifs tels que le crowfunding, la tontine sont autant de leviers pour mobiliser autrement les fonds en dehors des circuits classiques. Cependant, il faudra moderniser la tontine et en faire un véritable outil de levé de fonds.

Beaucoup d’entrepreneurs sont réticents à l’ouverture de leur capital, ce qui ne devrait plus être le cas.

Pour stimuler leur croissance et lutter contre les déficits de financement, dans un premier temps, les PME doivent formaliser leur projet, bien le structurer et le présenter pour susciter l’intérêt des personnes qui sont disposées à les financer.

Il faut ensuite qu’ils se focalisent sur d’autres moyens de mobilisation de fonds, se mettent en synergie pour réduire la difficulté d’accès au financement.  Car, les banques ne sont pas des philanthropes et préfèrent prêter aux grandes entreprises. Il est donc important pour tout entrepreneur de démarrer un projet avant d’aspirer à un financement.

Il est indispensable de se former et aussi de s’informer pour accéder aux informations (plan de financement des pays de l’UEMOA par exemple), d’ouvrir ses capitaux aux financements extérieurs et surtout de formaliser son entreprise.