Doing Business in Bénin: Rôles de l’Etat, mesures incitatives, climat des affaires, opportunités d’investissement au Bénin

Comment se porte l’environnement des affaires au Bénin ?

Mr Roland Riboux, Président du Conseil des Investisseurs privés du Bénin a soutenu que le climat des affaires au Bénin va beaucoup mieux depuis l’installation du  gouvernement de la rupture. Le climat des investissements s'est amélioré avec la stabilité et  un certain

nombre de lois qui ont été mises en place et d’autres sont encours d’être mises en place. Le climat de l’embauche des employés a été amélioré avec un cadre qui règle désormais les différents entre les employés et les employeurs. Le tribunal de commerce qui a été mis en place, un tribunal extrêmement moderne. Il a conclure en disant qu’il y a une action du gouvernement qui rassure, il y a un projet claire tout ceci fait que l’investisseur se sente dans un certain accompagnement de la part de l’Etat.

Quels sont les réformes mises en place par le gouvernement actuel qui ont permis au Bénin d’avoir un certain nombre de condition favorable à l’investissement?

Comme réformes nous avons la loi sur l’embauche, une loi qui a été prise sur le cadre juridique incitative pour le partenariat public privé. D’autres lois sont en gestation au niveau du gouvernement, actuellement le gouvernement est en train d’actualisé le code de l’investissement et une loi sera prise bientôt pour la promotion et le développement des petites et moyennes entreprises. L’Etat se désengage d’être un acteur économique. L’Etat pense qu’il est du rôle du secteur privé de prendre le leadership.

Le Président de la république et l’ensemble de son gouvernement, sur le quinquennat 2016-2021, c’est à peu près neuf mille trente-huit milliards (9038.000.000.000) d’investissement sans précédent. Un montant record jamais intervenu dans notre pays. L’Etat ambitionne d’y abonder à 39% et il recherche le cofinancement du secteur privé à hauteur de 61 %. L’Etat se porte garant pour présenter toutes les opportunités aux entreprises privées pour leurs donner l’assurance que si les investisseurs viennent investir dans notre pays, elles ont l'assurance de faire des bénéfices en faisant des affaires.

Les chefs d’entreprise au Bénin relèvent deux difficultés lorsqu’il s’agit d’investir. La première c’est la question de la lourdeur administrative, la deuxième c’est la question de la lourdeur fiscale. De manière plus précise, qu’est-ce que le gouvernement fait aujourd’hui pour répondre de manière efficace à ses deux difficultés ?

Conscient de ces états de choses, la question de la fiscalité dépend de l’angle sous laquelle on la perçoit. Le Bénin n’est pas un pays qui a des richesses minières particulières, tout ce que le gouvernement fait c’est sur la base des impôts et des contributions fiscales diverses qu’il lève sur les acteurs économiques.

Pour ce qui est de la lenteur administrative, il y a des mesures qui ont été prise pour dématérialiser l’accélération des procédures et processus au niveau de l’administration publique. Au-delà de ça, pour éviter que les chefs d’entreprise perdent beaucoup de temps,  le Président de la république a confié la gestion de tous ses projets prioritaires à des agences qui sont placé directement sous l’autorité de la présidence de la République.

Le ministre a souligné qu’on ne corrige pas tout ça en un clic de doigt mais c’est tout un processus.

Aujourd’hui quels sont les secteurs porteurs au Bénin ?

Avant on disait du Bénin un pays de service mais aujourd’hui le niveau de l’agriculture est croissant. L’agriculture reste un terrain à développer et constitue un domaine à investir pour les investisseurs. Il y a aussi  l’économie numérique, l’élevage et le secteur des services.

Le Secteur de l’agrobusiness, le secteur de l’économie numérique, est-ce que ce sont les secteur qui font l’avenir de l’économie béninoise ? Est-ce que ce sont les secteurs dans lesquels il faut investir ?

Pour le Président de la CONAB, les investisseurs béninois n’ont pas la capacité d’investir dans les projets du Programme d’Action du Gouvernement, pour lui les investissements privés que recherche le gouvernement proviendront des investisseurs étrangers. Il a aussi souligné le fait que le modèle économique béninois est à revoir totalement. Pour lui on ne doit pas attendre tout du gouvernement mais les acteurs économiques doivent s’organiser en lobbying pour faire face au besoin en matière des services. Il a parlé des projets des logements sociaux dont les partenaires auront besoin de la main d’œuvre locale dans divers domaines et ce sera les acteurs économiques de s’organiser afin de pouvoir remplir les critères de sélection. 

  1. M. Riboux a commencé son intervention en donnant l’exemple de la Suisse où 20% des élèves vont au Bac et 80% en apprentissage. Pour lui il y a une réflexion à faire sur le système d’éducation béninoise. Il faut qu’on copie le modèle Suisse, un système de formation pour inculquer dès la base l’esprit d’entrepreneuriat et un certain nombre de valeur.
  2. M. le Ministre est revenu sur la question pour expliquer que les possibilités de faire les affaires au Benin ne se résument pas seulement à l’agrobusiness ou l’industrie de la transformation, ce n’est pas seulement les richesses minières, il y a beaucoup à faire. Le représentant de la CCIB a évoqué le secteur du tourisme qui est un secteur qui a lui seul prend en compte une bonne partie des projets phares du gouvernement.