Le Digital axe clé de l’internalisation des entreprises

Est-ce qu’il a un modèle ou canevas de base à suivre pour une entreprise qui désirerait s’internationaliser ?

La première méthode c’est le digital, la création d’une culture digitale harmonisée dans toutes les filiales. L’entreprise DYS Group

s’est vite digitalisée, c’est ce qui a favorisé son expansion dans 6 pays en cinq ans de création. La deuxième méthode, la sécurisation des données.

Pour s’internationaliser il faut avoir la vision, la vision permet de définir où est ce que vous allez  c’est-à-dire vos objectifs. Déterminer des offres  et des produits qui peuvent s’adapter à n’importe quel type d’environnement.

Quels sont les outils qui permettent de s’internationaliser ?

Aujourd’hui il y a des outils qui permettent de faire les études de marché depuis le bureau, d’étudier le niveau de concurrence, le niveau de maturité du marché sur lequel Vous voulez  exporter et de pouvoir tirer des conclusions depuis votre bureau. Cela permet de gagner du temps et de réduire les dépenses liées à l’étude d’internationalisation. Ses outils sont disponibles en ligne pour la plupart gratuit.

Quels sont les outils pour une entreprise africaine qui vise sa croissance sur la CEDEAO ?

Le digital n’est pas une option mais plutôt l’impératif pour le développement à l’international. L’outil permet d’avoir un gain d’efficience et d’efficacité. Pour être compétitif il faut connaitre son client. Les clients ont des besoins diversifiés. L’idée est d’utiliser l’outil informatique pour avoir une vision 360° de ses clients. Il y a les données structurées comme les enquêtes en ligne, au-delà des données structurées nous avons les vidéos, les commentaires sur Facebook. L’idée c’est de faire en sorte de croiser les données structurées et les données non structurées pour apporter des informations pertinentes pour  permettre à l’entreprise d’agrandir son marché. Cela est possible à travers le Big data. Il faut Prendre exemple sur les éléments passés pour prédire les comportements futurs.

Est-ce qu’on collecte assez de la Big data en Afrique pour faire de l’intelligence ?

L’idée c’est d’utiliser des outils qui sont capable d’aller chercher les informations et les croiser avec les données structurelles donc oui nous sommes capable d’en faire et c’est ce qu’Oracle fait chaque jour dans la région Afrique.

Quel est la problématique de la manipulation des données?

 Il est important dans la mise en place d’une stratégie d’internationalisation d’une entreprise de mettre en place une stratégie de sécurisation des données à l’internationale, c’est-à-dire au niveau de toutes les filiales.

Est-ce qu’il y a d’autres challenges auquels peut  être confronté une entreprise en  implantation délocalisée ?

Ce que veut le client au-delà de notre frontière, c’est de s’assurer que vous êtes une entreprise fiable, s’assurer que vous avez une entité en qui elle peut se fier avec qui elle peut faire affaire.

Les garanties que vous devez apporter pour que le client vous fasse confiance c’est déjà que vous soyez capable de protéger vos propres données selon le pays dans lequel vous êtes et là ça fait appels à la recherche de la bonne information avant même de de s’installer dans le pays pour éviter qu’il y a d’éventuel conflit en terme de législation par rapport à la législation de votre pays.

La nécessité pour une entreprise qui veut s’internationaliser c’est d’être informé des questions règlementaires et législatives des pays dans lesquels ils veulent internationaliser leurs services.

La question de conflit en termes de législation, il peut arriver que  vous ayez envie d’interagir avec un pays où la législation est en conflit avec la législation de votre pays d’origine, il peut se poser un problème d’adaptation.

Pour une entreprise qui désire s’internationaliser, quels sont les limites qu'elle devrait observer pour savoir si elle peut se lancer dans un pays ou pas ?

Il faut qu’elle s’assure de bâtir quelque chose au niveau local avant de penser à l’internationalisation. Lorsque vous parlez de votre entreprise à quelqu’un en dehors il a forcément envie de savoir ce que vous faites déjà et comment vous le faites. Après avoir construit une certaine notoriété et qu’on a ensuite envie de s’exporter, il faut maintenant regarder à la législation du pays dans lequel on veut s’exporter. Il faut également regarder la disponibilité de la main d’œuvre qualifiée pour vous accompagner ; la  maturité du marché, si c’est un marché saturé ou un marché à maturation.

Qu’est-ce que l’internationalisation peut avoir comme impact sur l’expérience utilisateur et qu’est-ce qu’on peut mettre en œuvre comme stratégie pour tacler cela ?

L’expérience utilisateur est la plus importante, quel que soit la beauté de ce que vous offrez à vos client si c’est difficile à utiliser ils ne vont pas adhérer. La première chose qui est importante c’est se poser la question pour savoir si nous offrons une bonne expérience d’utilisation. L’acceptation de votre produit par votre cible dépend de la réalité du milieu où vous voulez vous internationaliser. Il faut savoir présenter son produit en fonction du  contexte local.